Mon désir de faire des conférences remonte à l’automne 1997. Mon rêve était alors de parler aux adolescents de respect, des relations entres amis et afin de les éveiller aux multiples facettes de l’illusion du monde physique. J’ai donc commencé à rédiger un texte au sujet du respect entre les races. Je voulais parler des différences entre les religions, ce que plusieurs personnes m’ont déconseillé vivement afin de ne pas provoquer des débats dogmatiques. D’un certain côté, je ne voulais pas abandonner les pages que j’avais déjà écrites et de l’autre être la cause de ce genre de débats. Que faire alors ?

Dans l’incertitude, j’ai alors opté de tout garder, et de développer en parallèle une autre version sans parler des religions.

J’ai remarqué rapidement que l’inspiration était plus présente lorsque j’écrivais sur la version des religions puisque mon but était de trouver un point commun entre les religions et les pensées philosophiques sur terre. Connaissant déjà un peu le domaine ésotérique, il m’était évident de faire certains rapprochements entres plusieurs symboles existants dans le monde. Ce fut le déclic! J’ai facilement réaliser les liens qui unissaient tous les mouvements religieux et philosophiques que je connaissais : c’était les symboles qui représentent les deux forces qui sont en Dieu soit le principe féminin et le principe masculin ; et l’Amour si cher à tous les mouvements quels qu’ils soient.

C’est ainsi que ma quête sur les symboles a débuté. Au fil des ans, c’est ma vie qui fut transformée puisque celle-ci me renvoyait souvent les événements dont j’avais besoin afin d’assimiler et d’intégrer le tout. Ces événements étaient parfois agréables et parfois très difficiles. Le temps et mes fréquentes réflexions sur ma propre vie ont fait leur travail jusqu’à ce que je sois « solide comme les montagnes et doux comme le paysage». Toute ma vie en est maintenant imprégnée. Non pas que je sois arrivé en haut de la montagne, mais j’ai réussi à trouver un certain point d’équilibre qui m’aide à voir et à vivre les événements avec un autre regard. Même si je faibli par moment, je me relève rapidement afin de continuer mon chemin. Je ne suis plus d’un côté ou de l’autre de la roue de la vie, mais comme un peu au dessus de celle-ci à observer. Toutes mes conférences en sont imprégnées subtilement dans un certain sens afin d’éveiller dans le cœur des gens la simplicité de vivre et le respect.

Je désire donc partager ici avec vous ce que j’ai redécouvert pour moi-même afin que vous puissiez vous aussi redécouvrir la beauté des messages que renferment ces symboles. Merci à tous les grands Maîtres de sagesse qui ont œuvré à préserver le savoir de ces symboles jusqu’à nos jours.

Cessons de tourner en rond et faisons le point !

Comment ne pas tourner en rond lorsque l’on veut parler du cercle? Dès le commencement, lorsque nous le regardons, nous commençons à parcourir le sillon dans son infini, recommençant le même manège de monter d’un côté et de redescendre de l’autre. Symbole de l’ultime perfection depuis toujours, son origine vient de l’infinitésimalement petit! Au début une intention… un point. Un point? Me direz-vous! Mais encore là, pour celui qui est plus grand que celui-ci, c’est bel et bien un point. Et pour celui qui est plus petit que celui-ci, cela peut être un rond, un cercle, un système solaire ou encore…  Tout un univers ! Tout dépend où nous nous situons par rapport à ce point. Sommes-nous le créateur de celui-ci qui le contemplons du haut de notre grandeur ou encore, sommes-nous les créatures qui le contemplent de l’intérieur dans l’ignorance même de son existence?

Ce principe, nos ancêtres l’avaient bien compris. Avant de vouloir connaître l’univers, connais-toi toi-même. Ce n’est pas pour rien que nous retrouvons partout dans la plupart des religions ou philosophies le symbole du cercle représenté sous toutes ses formes. D’Ouroboros  à l’Oeuf cosmique jusqu’à la grande Roue du Tao, la roue est la forme de l’Absolu. Du tout et du rien…

Ouroboros, Le serpent qui se mord la queue

Ouroboros représente la roue du recommencement des incarnations. Il indique que là où se termine quelque chose en commence une autre. Je n’expliquerai pas ici leurs significations en profondeur, car ce n’est pas mon but. Donc, le cercle représente en majeur partie la roue de la vie qui est sans fin. C’est l’ensemble, le tout, comme nous le décrivaient si bien nos professeurs du primaire dans les cours de mathématique avec de la ficelle et des bâtonnets.

Nous retrouvons le cercle dans les illustrations de plusieurs cartes du Tarot, mais tout spécialement ici sur l’arcane majeure de la grande roue de fortune (Voir Image  2 : www.servimg.com/image_preview.php?i=15&u=11050055 ) avec ces deux forces antagonistes qui s’opposent. Ces deux forces prennent tour à tour leur ascension et leur descente et cela indéfiniment. Il n’y a ni début ni fin. C’est l’infini recommencement. Et que nous tournions la roue d’un côté ou de l’autre, il y en aura toujours un qui monte et un autre qui descend. La vie est ainsi : nous avons tous des hauts et des bas et le principe de l’évolution suggère automatiquement une involution afin d’absorber et d’intégrer les connaissances acquises.

Roue de Fortune

Roue de Fortune, Carte numéro 10 du Tarot

 Cette carte de la roue de fortune est la dixième carte du Tarot représentant le nombre 1 et le nombre 10 soit le « UN » et le « TOUT ». Et dans de nombreuses religions nous représentons Dieu, Le Créateur, comme étant « L’UN » et le « TOUT », « Nous sommes en Dieu et Dieu est en nous ». Dieu est tout en même temps. Il est omniprésent autant dans nos cellules que dans l’univers tout entier. C’est le point dans le cercle et c’est le cercle autour du point.

Le mystère du cercle se trouve dans ceci : c’est la seule forme géométrique qui a aucune arrête. La seule façon de diviser le cercle symétriquement est de trouver son centre. N’est-ce pas cela que les maîtres nous ont toujours enseigné ? Trouver notre centre ! Pour le cercle, une fois que nous avons trouvé son centre, le nombre de l’infini nous apparaît lorsque nous divisons la circonférence du cercle par son diamètre. Cette division nous fait apparaître le Nombre Pi. Qui est approximativement 3, 14159… Lorsque nous trouvons notre centre intérieur, nous trouvons aussi un univers infini. En trouvant notre centre nous trouvons notre soi. Et ce soi est infini ! Les scientifiques des années 60 ont pu à l’aide des premiers ordinateurs, faire cette divisions et vérifier si ce nombre était bel et bien un nombre dont les décimales ne se répétaient jamais. Ils laissèrent les ordinateurs calculer ce nombre des jours entiers laissant défiler des centaines et des centaines de pages imprimées de nombres qui jamais ne se répétaient en séquence.

Regardons maintenant de plus près ce qui nous entoure… En fait, tout est fait de cercles. Les systèmes solaires sont en forme de cercles, les systèmes planétaires, les galaxies, et plus petits que nous, les atomes etc. Il est dit dans les textes sacrés qu’avant de vouloir connaître l’univers qui nous entoure, il est préférable de connaître notre propre univers intérieur. Et pour cause ! Le système atomique est la reproduction en plus petit des systèmes planétaires, solaires et galactiques. Plus jeune, je me rappelle d’avoir vu un dessin animé et dans celui ci le vaisseau spatial avait été miniaturisé jusqu’à être plus petit que les atomes. Stupéfaits, les membres du vaisseau s’aperçurent qu’en fait, les atomes n’étaient que des systèmes exactement identiques à nos systèmes galactiques et planétaires, et que sur certaines planètes y vivaient des êtres.

À bien y penser maintenant, je me demande si en fait nous ne serions pas qu’un maillon d’une chaîne du genre quantique atomique. Imaginons un seul instant que notre Dieu Créateur soit en fait un Être vivant dans son propre monde et que nous sommes tous des êtres vivants sur des planètes qui ne sont autres que ses propres atomes. Et qu’en nous se retrouve aussi des êtres vivants sur des planètes qui sont nos propres atomes… Serait-ce un des sens que Jésus à voulu donner lorsqu’il a prononcé la phrase «Il y a plusieurs demeurent dans la maison de mon père» (Jean 14 :2,3) ou encore Socrate en disant le «Connais-toi toi-même»?

Et si tout simplement, cela était à l’infini dans le toujours plus grand et à l’infini dans le toujours plus petit ? Dieu nous a créé à son image et donc nous serions nous aussi des créateurs ! N’est-ce pas magnifique ? Mais c’est vertigineux aussi bien sûr. Qui n’est pas pris d’un vertige lors d’une fugitive pensée de la grandeur de notre Créateur, lorsque nous comparons son univers avec notre propre univers intérieur ? Daniel Meurois écrit dans son livre «Comment dieu devint Dieu» (Page 26)

 « Chaque conscience animale ou humaine est la divinité de ses propres organes, de ses cellules et, bien sûr, des molécules qui génèrent celles-ci »

Maintenant, regardons le cercle et son rapport avec les sons. Les philosophies et religions Hindouistes et Bouddhistes récitent les sons OM et AOM (AUM) comme mantras. «Le Om C’est le son originel à partir duquel toute la création a émergé. Le courant de Om est une vibration. Vous pouvez la sentir. C’est un son rond, un son muet.” Et le Aum c’est le son de l’univers à l’intérieur du soi». ( Marshall Govindan. Les éditions Kriya Yoga de Babaji). Pour mieux vous démontrer que tout est relié dans la création, même les mots ont un sens qui ne laisse pas indifférent lorsque nous nous intéressons à eux : le mot univers par exemple vient du latin « unus », qui veut dire « un » et de « vertere » qui veut dire « tourner ». Le UN tourne sur lui-même constamment et sans cesse. Ceci rappelle la roue du Tao ou encore une fois le symbole de l’infini.

Mais revenons aux mots et à leurs sens. Non seulement ils ont un sens, mais ils ont tous aussi leurs valeurs numériques et leurs valeurs vibratoires mais encore, c’est dans la prononciation de ces mots que nous en retrouvons un autre… Celui de la résonance. Chaque son émet une vibration qui est mesurable en Hertz, et ces vibrations influencent tout ce qu’elles touchent, comme lorsque nous lançons un caillou dans un étang calme : les sillons produits par le caillou et qui touche la surface de l’eau augmentent de taille jusqu’à l’infini et rebondissent au contact de tous les obstacles qu’ils rencontrent. Donc, chaque son émet une vibration, ou onde, et cette onde a une forme bien précise selon le son émis. Des chercheurs ont découvert que les sons avaient des formes. L’étude de ces ondes de formes s’appelle la cimantique. À l’aide d’une poudre extrêmement fine (Spores de champignons) ou encore avec de l’eau versée sur une toile tendue dont on a placé en dessous un émetteur, les chercheurs ont été capables de faire apparaître ces ondes de force. ( Voir : http://www.lauralee.com/cymatics.htm et www.medson.net ). Ce sont parfois des formes géométriques et parfois selon le cas des formes plutôt sans corps et informes.

Forme sémantique du son de la lettre "A"

Image explicative de la forme sémantique du son de la lettre “A”

Le son « A » par exemple nous donne la très belle forme géométrique du tétraèdre en deux dimensions avec un cercle en son centre (Image No 2 : Source  http://deafastronauts.com/ plus en ligne maintenant ) Cela rappelle la graine de vie et l’atome germe. C’est aussi le symbole du chakra du cœur. Le son « A » comme par hasard est le son de L’AMOUR UNIVERSEL. C’est le don de soi, c’est l’ouverture vers l’autre. Ce n’est donc pas un hasard qu’il représente le chakra du cœur. Vous remarquerez facilement que toutes ces figures ont en commun le cercle pour forme de base.

Mais le son sur lequel je veux attirer votre attention est le suivant : le son « O » (Voir Image 4 : www.servimg.com/image_preview.php?i=15&u=11050055 ) qui nous donne tout naturellement un point dans un cercle. Contrairement au son « A », il est  protection : c’est comme un bouclier et une cuirasse. Vous pouvez vous en servir lorsque vous vous sentez attaqué par les énergies de votre environnement. Personnellement, je l’ai essayé et ça marche très bien! Et même si vous ne voulez pas que les gens autour vous entendent, faites-le intérieurement et l’effet sera aussi puissant. Le son «O» a sûrement la faculté de solidifier l’aura de la personne qui émet ce son. Revenons maintenant à notre nouvelle forme d’onde qu’est le son « O ». Ne vous rappelle t’il pas le symbole du signe astrologique du soleil? En effet, c’est bien lui. Nous le retrouvons en Égypte parmi les Hiéroglyphes. C’est le grand soleil Égyptien. Sa complémentaire est la lune qui a la même forme mais avec les couleurs inversées (ceci est l’une de ses représentations).

Forme sémantique du son de la lettre "O"

Forme sémantique du son de la lettre “O”

Nous avons donc parlé du son «A» et du son «O». Il nous reste à parler de la vibration «M». Celle-ci, bien qu’elle n’a rien à voir avec les formes des deux derniers sons, a une onde de forme en montagne russe : des hauts et des bas, comme une courbe sinusoïdale. La lettre elle même s’y prête bien comme exemple ( MMM ). Lorsque nous émettons le mantra AOM nous réunissons les deux principes suivants : le son «A» est Amour et don de soi ; et le son «O» est la fermeture sur soi comme pour se protéger. La vibration «M» est la continuité des deux vibrations formant un tout.


Regardez maintenant l’image du 
symbole de l’infini 

En fait, lorsque nous tournons autour de la circonférence de ce symbole qui est le nombre 8 mis sur le côté, nous voyons comme un «U», puis si nous continuons de tourner un quart de tour, nous voyons un « U renversé ». Le symbole de l’Infini, lorsqu’il est vu de haut, est un cercle parfait. Nous avons donc la force ascendante et la force descendante qui sont réunies dans le même symbole.

Symbole infini vu sous d'autres angles

Plusieurs autres symboles que nous connaissons bien renferment ce même principe. L’union des deux forces cosmiques forme le symbole de l’infini. C’est la Balance Cosmique et « la seule façon d’Être, de se délivrer du cercle c’est de réaliser cette vérité : le Soi vers lequel nous nous en retournons tous est un point dans l’Absolu et ce point est l’Absolu lui-même » (page 42 ‘’Le voyage à Shambhalla’’ de Anne et Daniel Meurois et Givaudan éditions Le Perséa)

Et nous dans tout cela ? Que représente le cercle dans notre vie de tous les jours ? Notre but ultime dans cette vie est d’arriver à ÊTRE cette BALANCE COSMIQUE intérieurement. Comme nous le démontre la dixième carte du Tarot « La roue de Fortune », il faut se centrer en nous et se placer dans les hautes sphères, au dessus de cette roue de la vie afin de bien maîtriser les deux forces de la vie… Le Bien et le Mal, le Jour et la Nuit, l’Alpha et l’Oméga. Le Sphinx représente l’intuition divine qui sait ce qui est bon ou pas pour chaque situation. C’est pour cela que bien des Maîtres et des Sages de ce monde ont dit que « Ce qui est bien pour l’un peut être mal pour une autre personne » et que «Tout ce qui monte doit redescendre un jour»! Si nous réussissons comme humanité à réaliser cet équilibre en nous, nous pourrons alors vivre en paix non seulement en nous, mais partout sur cette belle terre d’accueil.

Alors ! Cessons de tourner en rond… prenons un peu de recul… et faisons le point ! Une petite méditation peut être ? AOMMMMMMMMM

 

Écrit par Pierre Nolin
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